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Jusqu'au dernier. La destruction des Juifs d'Europe

Épisodes

La diaspora des cendres

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Résumé de l’épisode 8

Les rescapés des camps qui arrivent en Israël sont murés dans le silence d’une société qui ne les reconnait pas. Les écrivains David Grossman, Aaron Appelfeld, le journaliste Tom Seguev, les historiens Yitzhak Arad ou David Silberklang plongent dans leurs souvenirs pour rendre compte de l’arrivée des survivants, de leur difficile insertion dans la société israélienne jusqu’au procès d’Aldolf Eichmann en 1961.

L’ancien spécialiste du régime nazi en matière d’émigration des juifs, le coordinateur de leur extermination, est repéré en Argentine où il a fui après la Seconde Guerre mondiale, où il s’est installé confortablement dans la communauté allemande de Buenos Aires. Il est capturé par le Mossad qui le ramène en Israël pour y être jugé. Son apparition dans la salle d’audience à Jérusalem est un choc : chauve, en costume terne, il a l’air d’un bureaucrate effacé et vieillissant.

C’est cette image que fige la philosophe Anna Arendt venue couvrir le procès pour le New Yorker. Elle assiste à une semaine d’audience alors que le procès dure un an et ne voit pas la véritable personnalité d’Eichmann, nazi convaincu, hautain, autoritaire et violent. Face à la cage de verre qui sert de box, les déportés sont appelés à la barre pour témoigner longuement. Pour la première fois, ils peuvent parler de ce qui est arrivé. Pour la première fois, ils sont écoutés.

Simon Wiesenthal et les époux Klarsfeld s’engagent dans la recherche des criminels nazis pour qu’ils soient traduits en justice, comme les responsables et les gardiens du camp d’extermination de Treblinka, en 1964 à Düsseldorf, comme Klaus Barbie en 1987 à Paris que les époux Klarsfeld avaient identifié dès 1971 en Bolivie.

Tandis qu’en juillet 2002, le centre Simon Wiesenthal lance l’opération “ Dernière chance “ pour trouver les derniers criminels nazis encore en vie, la politique mémorielle tente de préserver le souvenir, la culture, les fantômes de ceux qui ont disparu, mais se traduit aussi par des circuits touristiques : où commencent la commémoration, la mémoire et l’attraction ?

Face à la disparition des survivants, c’est sans doute la littérature qui est le meilleur moyen de conserver leur mémoire, confie l’écrivain AB Yeoshua. D’autant que deux phénomènes mettent en péril l’appréhension du génocide : l’impression de saturation et la banalisation des termes qui feraient oublier son horreur absolue.

Détails

  • Catégorie : Épisode documentaire
  • Année de production : 2013
  • Pays d'origine : France
  • Durée : 00:52:00

GÉNÉRIQUE

  • réalisateur: Blanche Finger
  • réalisateur: William Karel

À propos

Jusqu'au dernier. La destruction des Juifs d'Europe

Soixante-dix ans après la libération du camp d’Auschwitz, notre film en huit volets sur la destruction des Juifs d’Europe a pour ambition d’explorer une histoire qui s’enracine avant même le début du XXe siècle et se déploie aujourd’hui encore. Avec une unique question : comment, et non pourquoi, la « Shoah » a-t-elle pu être pensée, mise en place et exécutée, en Allemagne, mais aussi dans tous les pays occupés par le Reich et les collaborationnistes ? Et un parti pris : recadrer le questionnement relatif à la Shoah dans une période où l’on voit simultanément les historiens approfondir leurs recherches et le discours public banaliser l’extermination des Juifs.

En raison de sa nature et de son ampleur, le génocide perpétré par le régime nazi contre les Juifs de 1933 à 1945 a profondément marqué l’histoire contemporaine. Notre film va raconter comment la « Solution finale » est née de la volonté qu’eurent des hommes de détruire jusqu’aux cadavres, à la langue et à la mémoire d’autres hommes. Ce génocide unique dans l’histoire par son caractère systématique fut l’oeuvre de toute une société moderne et industrielle, mobilisant l’ensemble des secteurs du régime et notamment les élites conservatrices, dont l’appui fut capital pour l’installation de la dictature nazie et l’accomplissement de ses forfaits.

Détails

  • Catégorie : Documentaire
  • Année de production : 2013
  • Pays d'origine : France

GÉNÉRIQUE

  • réalisateur: Blanche Finger
  • réalisateur: William Karel